Pénélope Bagieu rayonne à Quai des Bulles

Pénélope Bagieu était l’ invitée de cette quarantième édition de Quai des Bulles.

C’ était l’ occasion de revenir par le biais d’ une exposition très complète sur la fulgurante ascension d’ une artiste désormais incontournable dans le paysage de la bande dessinée internationale.

C’ est pour le spectateur l’ opportunité de retrouver des planches de ses diverses réalisations Joséphine, Cadavre exquis édité en 2010 puis Ma vie est tout à fait fascinante en 2012 chez Delcourt, Culottées : Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent 1 et 2, le génial California Dreamin en 2019 et enfin Sacrées sorcières, sa succulente adaptation du roman de Roald Dahl publiée une fois encore par Gallimard.

Il ressort de cette exposition un style singulier et facilement identifiable, une belle expressivité, une personnalité forte et un engagement chevillé au corps.

Elle campe toujours des personnages bien écrits, des femmes admirables et exemplaires qu’ elle met formidablement en scène dans Culottées. Pour ce projet adapté aujourd’hui à la télévision par France TV, elle a composé 30 portraits drôles et sensibles qui soulignent le parcours de pionnières et d’héroïnes qui contribuèrent à faire voler en éclats les préjugés les plus tenaces. Elles sont la plupart du temps relativement méconnues mais toujours déterminées.

La lauréate du prix Eisner, membre du collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme ne manque pas d audace. Elle partage ses engagements avec intelligence revendiquant haut et fort le fait de réaliser des albums féministes.

Il est bien évident que ce diptyque regroupé dans une splendide intégrale reste un must have. Il était donc logique et légitime que ce succès populaire et critique occupe la première place avec des pages exposées mais aussi des mannequins habillés de tenues mémorables (le maillot de bain porté par Annette Kellerman, la combinaison de l astronaute Mae Jemison ou la robe impériale de Wu Zetian) et des photographies complémentaires judicieusement sélectionnées.

Les autres livres dessinés sont également représentés et c’ est un réel bonheur de contempler quelques extraits au crayon de papier du superbe California Dreamin, un one shot qui reste un pur chef d’ œuvre.

On ressort de là avec une impression générale fort agréable. Son récit autobiographique intitulé Les strates sera prochainement dans les bacs et on se réjouit à l’ avance de le parcourir afin d’ en savoir davantage sur une militante très inspirée à qui tout semble réussir.

Images et texte : Stéphane Berducat

By Maryse Broustail

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s