RAOWL T2: Peau d’âne la princesse qui pue.

Il est enfin de retour, le plus ronchon, le plus bagarreur, le plus GRAOWWWW, celui qui représente pour moi le plus séduisant des princes charmants…Tebo…mais non voyons, RAOWL ! Après avoir emmené la ravissante belle au pays de ses rêves, notre intrépide aventurier est reparti à la conquête du royaume et des princesses qui s’y cachent. Que ne ferait-il pas pour un doux baiser ? Les éditions Dupuis vont-elles réussir à dompter notre preux chevalier ? J’ai bien peur que cela ne soit pas encore pour cette fois et en tous les cas pas grâce au plus beau et talentueux créateur, le bien nommé Tebo. Si, si cette fois c’est bien de lui que je parle !

Dans les contes de fées, le héros n’est pas toujours celui que l’on croit. Notre cher ami va faire la connaissance d’une ravissante demoiselle au caractère bien trempé, « Peau d’âne ». La dulcinée déboule dans sa vie telle un rondin de bois mal dégrossi et va dès leur premier rendez-vous écrabouiller au passage un troll mal embouché et faire exploser la promise de notre baroudeur. Aurait-il trouvé chaussure à son pied, avec cette vaillante mi-fille, mi-âne ? Une chose est sûre, il ne va pas s’ennuyer. Pour se faire pardonner d’avoir éclaté sa chérie prise dans un bloc de glace, elle lui propose de l’accompagner dans la montagne, où une autre de ces jeunettes est retenue prisonnière par un Troll des cavernes. Ce que les gais lurons ne savent pas, c’est que la nénette aux longues oreilles est recherchée par les sbires du roi son père. Arrivés chez l’affreux gnome, ils sont pris au piège d’une boule végétale et apprennent par l’irascible bonhomme qu’il a boulotté sa dulcinée trop bavarde. Elle lui infligeait un mal de crâne carabiné et ne lui laissait pas en placer une. Non mais, c’est qui le chef ? Certainement pas lui ! Il n’en finit pas de palabrer et voilà qu’il se retrouve avec une énorme racine qui lui perfore la cervelle. Nos deux fripouilles sont repérées par les agents du monarque et ramenées fissa chez le papa de la jouvencelle. Si son altesse est heureuse de retrouver sa progéniture, il n’en est pas de même pour la marâtre. Celle-ci avait d’autres projets et ces deux mécréants vont lui mettre des bâtons dans les roues. Finalement, nos deux coquins vont se rendre compte qu’il n’est pas toujours nécessaire de partir vadrouiller dans de lointaines contrées, on peut très bien se marrer et vivre de folles péripéties dans son propre fief. Que l’aventure commence !

Je crois bien que s’il le pouvait, Tebo réaliserait ses bandes dessinées à coup de machettes et de bâtons de dynamite! Comme pour le premier tome, je me suis à nouveau retrouvée la tête en bas sur un manège. Dans cet immense parc d’attractions, j’ai couru d’une distraction à l’autre et je me suis sentie redevenir une enfant ! Pas le temps de reprendre mon souffle, je tourne les pages et je pénètre avec délectation dans chacune des planches. Il s’en dégage une énergie imparable, un humour décoiffant et une fantaisie authentique, qui sont les caractéristiques de cet artiste aux multiples créations. Je suis à chaque fois scotchée par ses illustrations de pleine page ou en double-page. Elles foisonnent de détails. Je reste de longues minutes à les contempler pour être sûre de n’avoir rien manqué !

Qu’il soit seul ou accompagné, au scénario ou au dessin, quand je découvre un de ses ouvrages, c’est chaque fois jour de fête. J’aime son humour renversant et son coup de crayon audacieux. C’est un auteur avec lequel je ne m’ennuie jamais. Découvert avec la série  Samson et Néon  aux éditions Glénat, je l’ai suivi avec bonheur dans  l’atelier Mastodonte, édité par Dupuis, accompagné de tous ses amis bédéistes. J’ai été entraînée par la folle trilogie, qui vient de paraître en intégrale,  Alice aux pays des singes, illustrée par Nicolas Keramidas et fus également impressionnée par son ouvrage La jeunesse de Mickey : un titre qui rayonne de beauté et d’énergie dans tous les sens du terme.

Raowl a déboulé dans ma vie avec fracas en 2019 et j’espère qu’il reviendra encore souvent m’amuser et ébouriffer ma crinière rousse de sa folie explosive. Qui sait, peut-être qu’un jour je l’accompagnerai dans une de ses prodigieuses épopées et que l’on mettra des gnons à des brigands à l’unisson !

Chronique de Nathalie Bétrix

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