Love in vain

Focus sur Mezzo !

A l’occasion d’une exposition qui lui est consacrée jusqu’au 2 septembre à la maison de la BD de Blois, je vous propose de redécouvrir Love in vain un petit bijou dont il a réalisé la partie graphique.

Particulièrement destiné aux amateurs de blues, ce one shot est scénarisé par Jean Michel Dupont et édité par Glénat.

C’est un très bel objet qui épate d’entrée par son format à l’italienne.

Consacré par le prix des libraires, nominé à Angoulême, il a connu un succès critique plus que mérité.

Love in vain est un roman graphique consacré au bluesman et guitariste prodige Robert Johnson: un musicien Américain décédé prématurément à 27 ans après avoir mené une vie mouvementée et connu de nombreux malheurs.

Il aurait prétendu avoir rencontré le diable et aurait affirmé lui avoir vendu son âme en échange de son exceptionnel talent. Il n’a enregistré que 29 titres mais il est considéré comme une légende. Il est devenu une référence incontournable et les plus grands lui rendent régulièrement hommage.

Jean Michel Dupont a eu la bonne idée de mettre en scène un narrateur très spécial que l’on identifie seulement dans les dernières pages. Il livre un récit décalé et très documenté. On est aspiré par une histoire qui va à toute vitesse. Il faut dire que l’on passe de concerts en conquêtes féminines et de beuveries en mariages. Les textes sont empreints de poésie.

Bien plus qu’un biopic, l’album est aussi une chronique de la vie quotidienne des noirs dans le Mississippi ségrégationniste des années 30.

Pour mettre en images ce récit, Mezzo a choisi un noir et blanc qui nous renvoie directement aux meilleures heures du blues.

Son trait incisif, précis et sensuel, épais et charbonneux laisse place à l’imaginaire avec ses formes rondes et une espèce d’imagerie vaudou captivante. Le lecteur est rapidement envoûté car le résultat est superbe. Chaque planche est une véritable œuvre d’art.

Love in vain est un trésor qui comporte en supplément à la fin de l’opus la BO qui va bien avec les paroles des chansons phares de Robert Johnson illustrées par des tableaux inspirés.

C’est sans modération que je vous conseille cet album magistral qui est sans aucun doute l’une  des pépites de ces dernières années.

Son dessinateur est aussi le créateur renommé de nombreuses affiches, sérigraphies et couvertures de magazines. L’exposition permet de mettre en relief son activité en dehors de la BD et de pénétrer davantage dans son univers underground, onirique, sexy et rock.

Bonne lecture et bonne expo!

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Usva K. dit :

    Celle-ci m’intéresse pas mal !

    J'aime

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