Victor Hugo: Aux frontières de l’exil

 

La dixième édition du festival Les courants aura lieu ce samedi 24 et dimanche 25 juin 2017 à Saint-Ouen-les-Vignes.

A cette occasion, je vous propose de redécouvrir le splendide Victor Hugo : Aux frontières de l’exil, la réalisation conjointe d’Esther Gil et Laurent Paturaud. Ils seront présents ensemble les deux jours lors de ce magnifique rendez-vous des adeptes du neuvième art. C’est une découverte à ne pas louper.

Cette Bande dessinée est éditée par la galerie d’art Daniel Maghen ce qui est déjà un gage de qualité.

Scénarisé par Esther Gil et illustré par Laurent Paturaud, ce livre dessiné devrait faire le bonheur des amateurs de littérature, d’histoire et de dessin. Il séduira aussi tous ceux qui apprécient l’œuvre de cette immense artiste.

L’histoire démarre en septembre 1853, Victor Hugo est en exil sur l’île de Jersey. Passionné de spiritisme, le poète assiste régulièrement à des séances de tables tournantes. Lors d’une de ces réunions, le fantôme de sa fille, Léopoldine, morte tragiquement noyée lui apparaît. Dès lors, il est hanté par des visions lui intimant de faire la lumière sur le drame. Il sort alors de sa retraite et il se lance dans des investigations qui le mèneront jusqu’ à Paris.

Il s’agit d’une enquête à haut risque car Victor Hugo est toujours recherché par la police de Napoléon III et nous sommes à un moment ou une insurrection populaire est sur le point d’éclater.

Cet album comporte de nombreux atouts : Le scénario tout d’abord est parfaitement maîtrisé. Il offre un point de vue original sur le grand homme. L’histoire proposée est un  savant mélange entre réalité et fiction. Extrêmement documenté et inspiré de faits réels, il nous permet d’en savoir davantage sur la vie privée du romancier mais aussi d’avoir de précieuses informations sur le contexte historique dans lequel il évoluait,

Les planches sont splendides. Elles retranscrivent parfaitement l’atmosphère qui devait régner dans les rues de Paris au moment où le baron Haussmann s ‘apprêtait à faire de nombreuses transformations pour assainir la capitale Française

Il comporte en fin d’album un cahier de croquis et un petit dossier de l’auteur dans lequel elle explique comment elle a abordé ce projet. Elle y livre d’ intéressantes explications sur les personnages qu’elle a inventés. Car et c’est ce qui fait l’originalité de ce récit, Esther Gil a imaginé des rencontres passionnantes qui auraient pu inspirer l’auteur des Misérables. On y aperçoit un petit garçon attachant et téméraire qui se nomme Gavroche, un couple malsain et malhonnête les thénard et un policier qui se grime et espionne comme le fera Javert.

Elle nous permet enfin de redécouvrir la complexité du génie aux multiples facettes, père inconsolable, écrivain poète, opposant politique, homme de conviction férocement opposé à la peine de mort. C’était aussi un bonhomme épris de liberté, curieux, intéressé par les sciences occultes et les jolies femmes.

L’ objet est magnifique, je vous le recommande chaleureusement. Il devrait vous permettre de passer un excellent moment.

Alors bonne lecture et bonne rencontre !

 

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