L’adoption 2/2

 

Ça y est, elle vient d’arriver et le moins que l’on puisse dire c’est que nous étions nombreux à l’attendre.

La seconde partie de l’Adoption est sortie ce 31 mai et elle s’intitule La Garùa.

Scénarisée par Zidrou et illustrée par Arno Monin, cette seconde partie de diptyque éditée par Grand Angle constitue un petit événement car le premier volume paru l’année dernière avait séduit de nombreux lecteurs.

Cette publication faisait figure d’ ovni, elle a été saluée par de jolies critiques et récompensée par un succès commercial notable.

Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, la petite Qinaya a regagné son pays natal : le Pérou. Après un an et demi de recherches et les services d’un détective, Gabriel, son grand-père de France a finalement retrouvé sa trace. Pressé, décidé à revoir la petite fille le plus rapidement possible, le vieil homme embarque pour un voyage qui le conduira en Amérique du Sud où il va aller de désillusion en désenchantement. La fillette a grandi et elle à oublié peu à peu son séjour en France et les gens qu’elle y a rencontrés. C’est un coup dur pour le vieil homme. Il se prend ainsi une baffe magistrale mais rebondit avec panache.

Zidrou nous avait laissé sur un suspense tonitruant. Avec ce volume, le scénariste relance parfaitement son intrigue. Il poursuit sur les thématiques liées à l’adoption et élargit son propos. Il nous parle des relations visibles et invisibles qui se tissent parfois comme par magie entre les individus. On y rencontre deux hommes en quête de vérité, qui vont être là l’un pour l’autre alors qu’ils se connaissent à peine. Ils vont se confier leurs secrets les plus intimes lors d’un moment suspendu dans un pays inconnu: une histoire d’amitié rare et intense qui leur permettra d’avancer et de repartir chacun de son côté rempli d’espoir.

On y parle aussi des relations filiales et on s’attarde un peu sur celle qu’entretient le personnage principal avec son fils Alain.

C’est évidemment l »amour qui est au cœur de cette touchante histoire, Zidrou en parle élégamment avec empathie et sincérité comme il sait le faire. Il nous offre une fois de plus un récit universel émouvant et passionnant. 

La prestation graphique d’ Arno Monin est plus qu’ intéressante et même un peu déstabilisante car pour cette dernière partie, il a fait des choix graphiques culottés modifiant un peu sa façon de travailler.

Il a choisi un dessin sans encrage, avec quelques traits de construction procurant ainsi à l’objet un côté plus traditionnel. Il a effectué un travail pertinent sur la lumière qui confère au livre dessiné une touche poétique très agréable.

Lorsque l’on referme la BD après une première lecture, on est d’abord un peu désarçonné puis surpris et on peut dire que ça fait du bien. Puis on le relit et on s’y fait car le résultat est splendide et la conclusion exquise.

L’adoption fait partie de ces récits qui nous bousculent et nous aident à cheminer, c’est une petite pépite qui se parcourt plusieurs fois, une fable contemporaine que l’on appréciera de rouvrir à différents moments de sa vie pour se détendre ou passer un bon moment.

Je vous conseille vivement la découverte car j’ai adoré.

A bientôt.

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