Mon père était boxeur

 

Place à un album musclé !

Je suis ravi de vous présenter  Mon père était boxeur une bd documentaire scénarisée conjointement par Kris et Barbara Pellerin. Elle est illustrée et colorisée par Vincent Bailly.

C’est un one shot de 80 pages en couleur publié par les Éditions Futuropolis. Il est accompagné d’un DVD du film écrit et réalisé par Barbara Pellerin.

Il s’agit d’une adaptation de l’histoire personnelle de la cinéaste. C’est une autobiographie poignante.

C’est l’histoire de deux êtres qui se sont perdus en chemin :une relation compliquée entre un père et sa fille. C ‘est aussi l’histoire d’un boxeur Hubert, cadet d’une famille de quatorze enfants qui avait l’habitude de se faire respecter par les poings. A 18 ans, la boxe lui offre un horizon et il s’engage dans la carrière. Parallèlement, Il tombe amoureux et épouse l’élue de son cœur. Elle restera de nombreuses années à ses côtés, une petite fille Barbara naîtra de cet amour. Au fil du récit, la femme qu’elle est devenue se remémore son enfance marquée par les débordements de ce père imprévisible parfois totalement dépassé par la violence qui l’habitait. Après des années sans communiquer , la boxe deviendra un trait d’union entre le père et la fille, un prétexte qui permettra à la jeune femme plus ou moins consciemment de renouer et redécouvrir ce père. qui sous divers aspects lui est étranger.

Mon père était boxeur est un récit intimiste très abouti. Il est le fruit d’une rencontre entre deux personnes talentueuses qui ont l’une pour l’autre une admiration réciproque. Tout part du documentaire que Barbara vient de réaliser sur le monde de la boxe. Séduit par la lecture du texte de la voix off, Kris propose de l’adapter pour la BD. C’est alors le début d’un travail difficile qui durera cinq ans et qui accouchera dans la douleur de ce formidable opus.Pour mener à bien ce projet la réalisatrice est allée au delà de ses limites. Et Kris nous prouve une fois de plus l’étendue de son talent . La mise en cases et en bulles est efficace et touchante.

En ce qui concerne le dessin, Vincent Bailly apporte une touche singulière avec son trait vif, puissant et ses nombreuses couleurs. Les illustrations des colères d’Hubert sont particulièrement réussies, le dessinateur restitue parfaitement l’émotion ressentie par les personnages.

Le visionnage du documentaire offert avec l’album accompagne formidablement la lecture et prouve une fois de plus que les deux médias se complètent à merveille.

C’est sans réserve que je vous recommande la découverte de cet album qui constitue un petit bijou.

A bientôt.

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s