Là où danse le vent

Là où danse le vent c’est un album sensible, touchant qui parce qu’il aborde une thématique universelle fait écho en chacun de nous et nous permet de passer à tous les coups un excellent moment de lecture. Il est réalisé par Enora Boulte pour les éditions Glénat, une jeune autrice qui avec ce joli one shot nous laisse une forte impression.

Depuis qu’elle est petite, Yaëlle rend visite avec ses parents à son papy breton. L’homme est veuf, sympathique mais vieillissant. Il aide la petite à surmonter le divorce de ses géniteurs grâce à sa bienveillance et à ses conseils. Ancrage fondateur, présent et disponible, il apporte de la stabilité, de la sécurité et du réconfort à une fillette curieuse. Les liens se tissent au fil des ans cédant la place à un profond attachement. Alors lorsqu’elle apprend que son aïeul, malade vit ses derniers instants, l’adolescente décide de le retrouver pour vivre à ses côtés ses précieux moments.

C’est un récit chapitré bouleversant que nous propose l’artiste, une narration extrêmement fluide, économe en mots qui laisse la première place à l’émotion. Elle aborde le couple, la maladie, le deuil, la transmission avec intelligence grâce à des personnages charmants et un décor attirant. Tendresse et amour sont au rendez-vous, le charme des belles choses aussi. Le cadre maritime est un élément non négligeable, il apporte de la poésie, de la fraîcheur et de l’énergie à une aventure contemplative et douillette.

Elle est mise en case avec simplicité, servie par un dessin élégant et virevoltant.

Là où danse le vent, c’est une BD simple, optimiste, attendrissante qui se déguste un soir d’été avec un cocktail. C’est une gourmandise délicate qui nous conte une tranche de vie pas toujours évidente

mais nous remémore que l’existence même si elle est jalonnée de coups durs mérite largement d’être vécue.

Chronique de Stéphane Berducat


© Glénat, 2026.

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