IL FAUT FLINGUER RAMIREZ: Acte 2

Explosif et dingue, voici sans doute les adjectifs qualificatifs les plus appropriés pour définir Il faut flinguer Ramirez et son second acte musclé et déjanté édité par Glénat.

Après avoir œuvré dans le jeu vidéo et remporté un succès colossal avec un tome liminaire tonitruant, Nicolas Petrimaux a su résister à la pression et revenir avec une suite jubilatoire.

Certes, il a mis du temps à la concocter mais on ne peut pas lui en vouloir car on est à nouveau bluffé.

Il faut flinguer Ramirez n’est pas une trilogie ordinaire, c’est un concept élaboré, succulent et excitant ce qui explique en grande partie sa réussite

On est de bout en bout impressionné par la richesse d’un projet qui comporte un récit palpitant, des apartés nombreux (affiches, publicités, posters, coupures de presse, couvertures de magazines), et même une bande son imaginée pour illustrer une narration un poil Tarantinesque.

Jacques est l’expert du SAV, le recours ultime quand il s’agit de débloquer une situation désespérée.

Derrière une existence à priori austère et calibrée, il dissimule un encombrant secret que l’artiste dévoile au fil des pages. Après avoir été un tueur réputé et avoir trahi ses collaborateurs mafieux, le moustachu s’est fait oublier pendant des années en se reconvertissant brillamment dans le monde des aspirateurs au sein de l’entreprise Robotop. Pour tout le monde, c’est un homme discret et sans histoires. Mais il va être rattrapé par son passé, les hommes du cartel sont à ses trousses et on va se délecter de ses aventures sanglantes et rythmées. Il va croiser la route de délinquantes magnétiques et sublimes que l’ on est ravi d’accompagner dans leur road-trip. Ce sera l’occasion de courses poursuites périlleuses et de batailles rangées, autant dire que ça décoiffe !

L’auteur livre une fiction remplie de clins d’œil et de références cinématographiques et musicales qui parleront forcément aux bédéphiles qui aiment les années 80 et 90. Conçu comme un comics américain, il est nourri d’un humour Canal et d’un univers d’action fascinant. L’auteur livre un album qui respire le soufre et ses personnages sont habilement conçus et stéréotypés à mort. Il y a les méchants très méchants, les flics pas très malins et le non moins essentiel binôme féminin aux plastiques avantageuses. Il comprend des textes incisifs, bien construits mais aussi un découpage inventif, un dessin numérique clinquant et élégant doté de couleurs flamboyantes. Il nous propose des cadrages fabuleux et une mise en scène époustouflante et dynamique. On va de surprises en surprises.

Il faut flinguer Ramirez est la création d’un réalisateur complet, méthodique et inspiré qui maîtrise les codes cinématographiques et un sens du ringard hors pair. Nicolas Petrimaux a donné vie à une série dessinée racée et séduisante, un divertissement addictif qui possède son univers crédible et délicieux. On en redemande !

Chronique de Stéphane Berducat

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