Le couteau dans l’arbre

Depuis 36 ans,  Alain Dodier nous charme avec les aventures originales et singulières de son héros Jérôme K Jérôme Bloche éditées par Dupuis.
Une fois encore, il est au rendez-vous avec son personnage décalé et séduisant et une histoire qui tient toutes ses promesses.
Avec la précision d’un métronome, l’artiste qui met environ 16 mois pour un tome, 4 pour le scénario et 12 pour les illustrations nous a livré il y a peu le dernier épisode de la série. Il est intitulé Le couteau dans l’arbre et il est comme les autres colorisé par Cerise.
Dans ce volet, il est question de la fugue d’une jeune fille de 11 ans. Alors que tout le monde s’inquiète, l’oncle de Jérôme lui demande de s’occuper de cette affaire, la fillette ne lui est pas inconnue et il est un peu intéressé. Jérôme connaît le terrain et la famille et il aura recours à des procédés peut-être moins légaux mais plus efficaces
Il se laisse convaincre, se consacre à l’enquête et les investigations progressent rapidement. L’intrigue à pour cadre Les Hauts-de-France,  Berck près de Dunkerque, un endroit que l’auteur connaît parfaitement car il y réside.
Comme toujours, avec les albums d’Alain Dodier,
le plaisir éprouvé transpire, il prend le temps et parvient à nous mener là ou il le désire. L’encrage est plus habile et le dessin a évolué au fil des années mais l’homme reste fidèle à sa méthode. Il ne cède pas à la facilité. Laborieusement, rigoureusement, il s’amuse à animer ce personnage un peu hors du temps et terriblement humain.
Le sympathique détective qui traîne son uniforme des années 40 depuis 26 albums ne prend pas une ride. Il est fidèle à lui même, il a toujours un petit train de retard mais il est surtout positif, familier, touchant, obstiné et futé. Il réussit tout ce qu’il entreprend et s’illustre dans des histoires contemporaines plausibles pour lesquelles son créateur prend conseil auprès d’un ami de longue date, grand amateur de bande dessinée et ancien gendarme.
Jérôme Bloche c’est une BD classique, une madeleine de Proust et un bonheur toujours intact. La recette fonctionne, elle tient en haleine un lectorat fidèle et exigeant.
Il n’a aucun récit en réserve mais Alain Dodier l’affirme, il n’éprouve aucune lassitude et conserve plein d’envies. Le scénario du suivant est déjà écrit et validé, il devrait faire 68 planches et nous sommes nombreux à l’attendre fiévreusement.

 

 

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