Murena t10: le banquet

Cette semaine est marquée par le retour très attendu de Murena et son dixième volet intitulé le banquet.

Créé par le prolifique Jean Dufaux, ce péplum édité par Dargaud  est une référence en matière de récit historique. Il met en relief l’immense talent de l’auteur belge qui excelle dans l’ensemble des genres littéraires auxquels il se confronte. Son sens inné du suspense et du cadrage, ses dialogues aiguisés et ses références nombreuses à la littérature font une fois encore la différence. Les illustrations de Philippe Delaby étaient d’une insolente précision et d’une rare beauté.

Après plusieurs mois d’interruption et la fin d’une belle aventure humaine, le créateur et l’éditeur sont partis en quête d’un dessinateur suffisamment doué pour impulser une nouvelle dynamique et marquer de son empreinte cette série.

Le nom de Theo Caneschi s’est imposé rapidement et après une longue réflexion il a finalement accepté de relever le défi.

Comme il l’indique dans sa préface, ce fut pour le scénariste « l’album le plus difficile à  écrire  » et pour Theo un challenge titanesque nécessitant de s’immerger complètement dans l’univers du regretté Delaby et de réviser l’anatomie qu’il avait un peu délaissé.

Au fil du temps, le duo est parvenu à avancer de concert et à force de confiance et d’essais, après des premieres planches un peu hasardeuses, il a su trouver un bel équilibre et venir à bout des 53 planches qui composent cet ultime volet.

L’artiste florentin a travaillé de manière assez classique réalisant ses dessins sur du papier épais à la plume et aux pinceaux.  Il a ensuite demandé à son compatriote  Lorenzo Pieri de réaliser les couleurs à l’aquarelle directement sur l’encrage ce qui offre un rendu assez singulier.

Se sentant très proche de Lucius, il lui a donné quelques uns de ses traits. Les planches sont splendides, elles fourmillent de détails. Certaines cases sont tout simplement fantastiques.

Ce dixième épisode relance efficacement l’intrigue, la prestation graphique est bluffante.

Il résulte d’une collaboration exceptionnelle de deux virtuoses au sommet de leur art ce qui laisse présager le meilleur.

Je vous invite vivement à vous procurer la première édition car le cahier de croquis qui l’accompagne est une pépite indispensable pour les collectionneurs.

Bonne lecture.

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